L'histoire de Marigny les Usages

Marigny, identifiée à l’époque de la conquête de la gaule par les Romains sous le nom latin ARA MARTIS, signifie « le temple du Dieu Mars ».

De nombreux vestiges gallo romains furent retrouvés sur le territoire de la commune : des monnaies datant de Septime Sevère, des chemins empierrés, des ruines et emplacements d’habitations (découverts récemment au lieu dit le Pont de Segry).
Marigny, enclavée dans la forêt s’étendant jusqu’aux portes d’Orléans, devint possession royale à l’époque des rois Francs. Son territoire fit l’objet de maintes donations par Clovis : aux moines de Saint Aignan (la ferme de Saint Aignan existe encore) ou à de grandes familles.

A la fin du quatorzième siècle le chevalier GOUDARD de LIBERGE fait don aux habitants de Marigny d’une pièce de bois nommée « Les Usages » afin qu’ils puissent « prendre et couper mais sans rien vendre ». Les titres de cette donation, détruits lors de l’incendie de l’église et des archives de la paroisse à l’époque de la guerre de 100 ans, furent souvent remis en cause par l’administration domaniale qui souhaitait s’approprier les usages.


Enfin, en 1844, la cour royale déclare l’état propriétaire du fonds des usages, la commune étant simple usagère.
De 350 arpents à l’origine, la superficie actuelle des « usages » est d’un peu plus de 92 hectares (220 arpents).

De l’histoire de Marigny les Usages, nous retiendrons que son vignoble était d’excellente renommée et qu’il était au nombre des meilleurs crus au 17ème siècle, avec ceux de Rebréchien, Combleux, Chécy, Saint Jean de Braye et Olivet.

Par ailleurs, sur un plan industriel, il existait à Marigny, à l‘est de la commune, des carrières à ciel ouvert, d’où était extraite la pierre à chaux.

Quant à l’église Saint Saturnin, du 12ème siècle, elle fut incendiée à plusieurs reprises. Selon les fondations retrouvées lors de diverses restaurations, il s’avère qu’elle devait comporter 3 nefs.
Nous avons connaissance, par les registres de l’état civil, de l’inhumation, en 1768, dans le chœur de l’église, de Messire Jean Foucher, écuyer conseiller du Roi, seigneur des Grandes et Petites Brosses de Marigny.
Jusqu’en 1789, les conseils de la paroisse de Marigny se tenaient au banc d’œuvre de l’église et les assemblées générales des habitants (sortes de Conseils Municipaux) sous le porche (le caquetoire). Les affaires de la commune y étaient discutées à l’issue de la messe.

Enfin, pour terminer sur une note pleine de mystère, le château des Grandes Brosses, sur le territoire de la commune de Marigny, et dont les ruines ont été rasées, a dit-on abrité les amours d’Henri IV…